Le baptistère du Cœur-Eucharistique de Jésus (20e)
Du seuil de l’Église à la vie nouvelle.
Le baptistère de l’église du Cœur-Eucharistique à Paris a été réalisé dans les années 2000, par l’artiste Jean-François Ferraton. Il se situe à l’entrée de l’église, dans un espace légèrement à l’écart de la nef. Cette disposition n’est pas seulement pratique : elle porte une résonance historique et spirituelle. Et fait écho à une tradition ancienne de l’Église.
Dans les premiers temps du christianisme, les catéchumènes — ceux qui se préparaient au baptême — ne pénétraient pas encore dans l’espace liturgique. Le baptistère était souvent placé à l’extérieur ou en marge de l’église, marquant un temps d’attente, un seuil. On n’y est déjà plus dehors, mais pas encore pleinement dedans. Le baptême y apparaît comme ce qu’il est profondément : une traversée. Il ouvre la porte de l’église, mais surtout celle d’une vie nouvelle. Avant de s’approcher de l’autel et de l’Eucharistie, il faut d’abord passer par l’eau, signe de naissance, de purification et d’entrée dans la communauté des croyants.
Ici au Cœur-Eucharistique, le baptême conserve sa place de seuil : il marque l’entrée dans la vie chrétienne, un passage à franchir avant de s’approcher de l’autel et de l’Eucharistie.