Témoignage de Thaïs

Thaïs est néophyte : elle a été baptisée en 2025 à Saint-Lambert de Vaugirard (15e)

© Diocèse de Paris

Je m’appelle Thaïs, j’ai 37 ans. Je suis brésilienne d’origine et je vis à l’étranger depuis 2008. J’ai étudié le management et le commerce international, puis j’ai travaillé pour de grandes entreprises multinationales. En 2020, j’ai déménagé à Paris pour des raisons professionnelles.

Ma famille a des racines catholiques, mais je n’ai pas été baptisée enfant : ma mère suivait alors le spiritisme. J’ai toutefois grandi avec une certaine connaissance de l’Évangile et de la figure de Jésus.

En arrivant en Europe, aux Pays-Bas, dans un environnement très sécularisé, je me suis éloignée de Dieu. La foi ne me semblait plus essentielle. Pourtant, malgré une réussite académique et professionnelle, un manque de sens grandissait en moi, accompagné d’une inquiétude presque permanente. À la fin de ma vingtaine, j’ai exploré d’autres formes de spiritualité, comme le yoga ou certaines lectures « new age », mais cela me paraissait soit trop vague, soit trop superficiel.

À Paris, je vivais près de l’église de la Trinité. Attirée sans trop savoir pourquoi, j’ai proposé à mon mari d’aller à la messe. Ce jour-là, j’ai découvert qu’il connaissait très bien le rite, ayant été élevé catholique en Italie. J’ai alors décidé d’examiner sérieusement le catholicisme. Je partais de zéro : je ne comprenais même pas le lien entre Jérusalem et Rome, ni pourquoi le Vatican se trouvait à Rome. La lecture de Le catholicisme pour les nuls a été une révélation. Avant même de terminer le livre, je savais que j’avais trouvé ma voie. Ma démarche n’était pas seulement affective, mais profondément intellectuelle : je découvrais une cohérence et une vérité.
Après la naissance de notre premier fils, nous avons rejoint la paroisse Saint-Lambert de Vaugirard. Accueillis avec bienveillance par le père Emmanuel et l’équipe du catéchuménat, je me suis sentie chez moi comme jamais auparavant. Pendant deux ans, accompagnée par Valeria, j’ai approfondi le catéchisme et la Bible. Le Carême précédant mon baptême reste l’un des plus beaux souvenirs de ma vie. Chaque année, ce temps me permet de raviver cette grâce.

Le baptême a transformé ma vie personnelle et notre couple. Nous avons recentré notre existence sur Dieu. Aujourd’hui, je sais que la paix véritable vient de Lui. La prière, la messe et les sacrements me donnent une force nouvelle face aux défis quotidiens. Recevoir la communion est pour moi une grâce immense : c’est être réellement unie au Christ, dans une intimité qui transforme le cœur.

Un passage d’Évangile me touche particulièrement : le reniement de saint Pierre. Ma mère me l’avait raconté lors d’une visite à la basilique Saint-Pierre, bien avant ma conversion. L’émotion ressentie ce jour-là était déjà une grâce. Avec le recul, je crois que Dieu préparait mon cœur.

À celui ou celle qui hésite, je dirais : n’ayez pas peur de chercher sincèrement la vérité. Dieu parle au cœur et à l’intelligence. Ouvrir son cœur est déjà un premier pas vers une joie profonde et durable.

Vers le baptême
Vers le baptême